Poliuto – G. Donizetti

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Compositeur Gaetano Donizetti
Librettiste Salvatore Cammarano
Genre Opéra en 3 actes
Création Au Teatro San Carlo le 30 novembre 1848
Personnages Poliuto, gendre de Felice (ténor) / Paolina, son épouse, fille de Felice (soprano) / Severo, proconsul envoyé par l’Empereur (baryton) / Nearco, chrétien ami de Polyeucte (ténor) / Felice, gouverneur de l’Arménie au nom de l’Empereur Dèce (basse) / Callistene, prêtre de Jupiter (basse)
Argument

Le sujet est bien connu : issue de l’aristocratie romaine, Pauline a épousé le chrétien Polyeucte sans oublier son ancien amour pour le proconsul Sévère, qu’elle a cru mort au combat. Mais ce dernier réapparaît envoyé par l’Empereur pour persécuter les chrétiens. Pauline l’aime encore mais elle demeure fidèle à son serment d’épouse et meurt dans le cirque avec Polyeucte.

Acte 1

Premier tableau

Les Chrétiens prient dans les catacombes de la ville dans un grand chœur : « O Dio tutelare ». Parmi eux se trouve Poliuto, gendre du gouverneur de l’Arménie, Félix, dont il a épousé la fille Paolina. Converti au christianisme, il se prépare à recevoir le baptême.

Poliuto aime tendrement son épouse, mais le comportement étrange de celle-ci excite ses soupçons. Callistenes, grand prêtre de Jupiter, à qui il s’est ouvert de cela, attise sa jalousie. Son ami Nearco, chef des Chrétiens, tente en vain de le rassurer (« D’un alma troppo fervida »).

Paolina pénètre dans les catacombes. Elle cherche son mari qu’elle soupçonne de faire partie des zélateurs de la nouvelle religion (scène introduite par un solo de clarinette où l’on entend en arrière-plan les prières des Chrétiens sur lesquelles se détache la voix de Nearco). Nearco la supplie de garder le secret car l’empereur Dèce a ordonné la persécution des Chrétiens qui risquent désormais la mort. Entendant les hymnes religieux, la jeune femme est saisie d’un frisson mystique qu’elle exprime dans une cavatine : « Di quai soavi lagrime ».

Second tableau

Une musique martiale se fait entendre, signalant l’arrivée du nouveau proconsul, Severo. À ce nom, Paolina tremble car il s’agit de l’homme qu’elle aimait jadis et qu’elle a cru mort à la guerre ce qui l’a convaincue d’épouser Poliuto. Severo est envoyé à Mélitène par l’Empereur pour y traquer les Chrétiens, mais il n’a pas oublié son ancien amour (« Di tua beltade »). Il apprend avec horreur le mariage de Paolina.

Acte 2

Premier tableau

Callistenes introduit Severo dans la maison de Felice. Les deux anciens amants sont mis en présence (duo « Il più lieto »), mais Paolina résiste à Severo en ignorant que Callistenes a révélé ce rendez-vous à Poliuto, qui est désormais convaincu de la duplicité de sa femme éclate en imprécations dans l’air « Fu macchiato l’onor mio ».

Second tableau

Nearco a été arrêté par les Romains. Au temple de Jupiter, Callistenes le montre aux fidèles et lui enjoint de révéler le nom du néophyte qui vient de rejoindre les Chrétiens. Nearco refuse de parler et Severo veut le soumettre à la torture. Mais Poliuto s’avance et se dénonce. Il est aussitôt condamné à mort. Paolina se jette aux pieds de Severo pour implorer sa grâce mais Poliuto la répudie et renverse la statue de Jupiter. Le finale spectaculaire débute par un larghetto entonné par Severo suivi de Paolina (« La sacrilega parola »), qui reprend le « Chiuse al dì » de l’acte I de Maria de Rudenz, suivi par une stretta frénétique.

Acte 3

Le peuple converge vers l’arène où les Chrétiens doivent être suppliciés. Callistenes excite sa fureur (Alimento alla fiamma).
En prison, Paolina rend visite à Poliuto qi’elle cherche à convaincre de son innocence. Elle accuse Callistenes d’avoir autrefois attenté à sa vertu et supplie Poliuto de renoncer à la foi chrétienne pour sauver sa vie (duo Ah ! Fuggi da morte). Poliuto est inébranlable et Paolina, bouleversée par sa foi, décide de se sacrifier également. En dépit des objurgations de Severo, elle marche au supplice avec les Chrétiens.

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Gaetano Donizetti


Fils d’un employé, il se voua à la carrière musicale malgré son père qui le destinait au barreau. Donizetti étudia sous la direction de Simon Mayr à Bergame puis sous celle du père Mattei, contre-pointiste, à Bologne, se limitant, à ses débuts à des compositions religieuses dans un style strict.

De retour dans sa ville natale, en 1814, où il occupa un poste à l’église de Santa Maria Maggiore, il ne put toutefois résister longtemps à l’attrait de la scène éprouvé par tous les compositeurs italiens et, cinq ans plus tard, il fit représenter son premier opéra, Enrico di Borgogna, à Venise.

Il obtint un succès d’estime, tandis que plusieurs parmi les 19 autres opéras écrits de 1818 à 1828 L’Ajo nell’ imbarazzo, Elvira, Alfredo Le Grande, Olivo e Pasquale. Alahor in Granada, Chiara e Serafino, (entre autres), obtinrent un plus grand succès.

Il obtint son premier vrai « triomphe » en 1828 à Naples avec Esule di Roma.

Aidé par une créativité et une force de travail peu communes, il enchaîna alors les succès, de Naples à Gênes. Il fit représenter à Milan en 1831 Anna Bolena.

En 1834, Donizetti fut nommé maître de chapelle et professeur de composition au conservatoire de Naples, puis, en 1836, maître de contrepoint au même conservatoire.

Il vint en 1835 à Paris où il donna Marino Faliero ; il composa la même année à Naples, en six semaines, la Lucia di Lammermoor, son chef-d’œuvre, qui fit bientôt le tour du monde.

 


 

 

 

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