Orfeo – L’Orfeo, favola in musica

Télécharger livret Vo / Vf

ici

 


Compositeur Claudio Monteverdi
Librettiste Alessandro Striggio
Genre Opéra en 5 actes avec prologue
Création Après une représentation préliminaire à l’Accademia degl’Invaghiti, il fut joué le 24 février 1607 pour l’ouverture du Carnaval, au Théâtre de la Cour de Vincent Ier de Mantoue et redonné le 1er mars. La partition est éditée en 1609 et rééditée en 1615 par Monteverdi lui-même, à Venise.
Personnages La Musica / La musique (soprano) : muse qui décrit les pouvoirs d’Orphée. Orfeo / Orphée (ténor) : jeune poète et musicien, fils de Calliope (muse de la poésie) et du dieu Apollon. Euridice / Eurydice (soprano) : jeune nymphe aimée d’Orphée. Messaggiera (Silvia) / Messagère (soprano) : personnage qui transmet aux hommes les décisions et jugement des cieux. Speranza / Espérance (soprano) : personnage qui conduit Orphée au seuil des Enfers. Caronte / Caron (basse) : passeur qui emmène les morts sur sa barque, le long du Styx, (le fleuve des enfers) jusqu’au royaume de Pluton. Proserpina / Proserpine (soprano) : épouse de Pluton, déesse de la végétation et des plantes, qui réside la moitié de l’année en Enfer et l’autre sur Terre. Plutone / Pluton (basse) : dieu des Enfers et des mondes souterrains. Apollo / Apollon (ténor) : dieu du soleil, de la lumière et de la beauté, père d’Orphée. Les Chœurs : Choro di Ninfe et di Pastori / Choeur des Nymphes et des Bergers Choro di Spiriti infernali / Chœur des Esprits infernaux Choro de’ Pastori che fecero la moresca nel fine / Chœur des Bergers qui ont fait la mauresque à la fin.
Argument

Prologue

Après la toccata initiale, la Musica vient saluer les nobles commanditaires de l’œuvre : « Dal mio Permesso amato a voi ne vegno ». La Muse décrit ses pouvoirs capables d’apaiser le trouble ou d’enflammer les esprits. Elle aspire à conter la fable d’Orphée, qui attira les bêtes sauvages grâce à son chant et soumit l’Enfer par ses prières.

Acte I

A l’entrée du temple d’Apollon en Thrace. Le premier Berger célèbre les noces d’Orphée et d’Eurydice. Le chœur des Nymphes et des Bergers entonne un chant nuptial « Vieni Imeneo, deh, vieni ». Une Nymphe invite les Muses à unir leurs chants célestes aux prières terrestres. Un ballet chanté par le chœur « Lasciate i monti » précède le chant de bonheur d’Orphée « rosa del Ciel », véritable hymne au soleil. Eurydice exprime sa joie et place son cœur sous les auspices d’Amour. En évoquant le passé douloureux d’Orphée et le retour à un monde heureux, les Nymphes et les Bergers renouvellent leurs prières au temple d’Hyménée.

Acte II

Orphée est heureux de retrouver les Bergers et de revoir les forêts : « Ecco pur ch’à voi ritorno ». Il évoque à nouveau son passé tourmenté et se réjouit de son bonheur présent. A l’arrivée de Silvia, la Messagère, la scène s’assombrit. Elle apporte la nouvelle de la mort d’Eurydice : « La tua diletta sposa è morta ! », mordue par un serpent alors qu’elle cueillait des fleurs. Orphée chante sa douleur : « Tu se’ morta, se’ morta mia vita, ed io respiro ? » ; il se promet de rejoindre Eurydice au plus profond des abîmes, de la ramener vivante ou de mourir. La Messagère, désespérée d’avoir meurtri l’âme aimante d’Orphée se condamne à finir sa vie au fond d’une caverne. En écho, le chœur des Bergers et des Nymphes amplifie le récit : « Ahi caso acerbo, ahi fato empio e crudele » et préviennent les mortels de la fragilité du bonheur.

Acte III

Guidé par l’Espérance, Orphée se présente au seuil du royaume ténébreux des Enfers : « Scorto da te, mio Nume ». Caron, le Nocher des âmes, le repousse avec véhémence : « O tu ch’innanzi morte a queste rive ». Par un chant surhumain : « Possente spirto e formidabil Nume », Orphée tente d’attendrir le cœur de Caron. Ce dernier demeure inflexible. Une nouvelle lamentation ainsi qu’une sinfonia magique viendront à bout du gardien des Enfers : celui-ci s’endort et Orphée s’empare de la barque et traverse le fleuve. Le Chœur des Esprits infernaux chante la hardiesse d’Orphée.

Acte IV

Emue par les lamentations d’Orphée, Proserpine supplie Pluton d’exaucer la prière du musicien :
« Signor, quell’infelice ». Pluton accepte mais pose une condition : Orphée ne devra pas lever son regard vers son épouse avant d’avoir quitté les abîmes. Le Chœur des Esprits infernaux s’interroge sur la capacité d’Orphée à respecter cette règle. Le musicien exprime son allégresse, et vante la toute-puissance de sa lyre. Pourtant, un nouveau doute s’empare de lui : il doute de la présence réelle d’Eurydice : « Ma mentre io canto ». Aveuglé par son désir, il brave l’interdit et se retourne ; Eurydice chante une dernière fois son amour : « Ahi, vista troppo dolce e troppo amara ! » puis disparaît parmi les ombres de la mort. Le Chœur des Esprits conclut : Orphée a triomphé de l’Enfer mais a ensuite été vaincu par ses passions.

Acte V

Orphée est de retour sur terre. L’Echo lui renvoie sa propre image, celle d’un amant inconsolable dont les yeux se sont changés en sources de larmes. La folie s’empare peu à peu de lui et il s’en prend aux Femmes qu’il juge impitoyables et perfides. Apollon descend sur un nuage en chantant ; il reproche à son fils d’avoir été l’esclave de ses passions. Il l’invite à rejoindre le Ciel où, parmi les étoiles, il contemplera la charmante image d’Eurydice. Le Bergers et les Nymphes dansent et chantent le bonheur d’Orphée.

Source : http://www.opera-lille.fr/

Unable to display PDF
Click here to download

Claudio Monteverdi


Claudio Monteverdi est né en mai 1567 à Crémone. Il reçoit, dans sa ville natale, l’enseignement du maître de chapelle Antonio Ingegneri. La publication en 1587 du Primo Libro dei Madrigali à cinq voix marque le début de sa carrière de compositeur. En 1591, sa connaissance de la viole lui permet d’entrer dans l’orchestre du duc de Mantoue. En 1602, il est appelé à diriger la chapelle du duc de Mantoue, et se consacre uniquement à la composition pour son protecteur auprès duquel il demeure jusqu’en 1613.

Durant cette période, Monteverdi composera ses premiers chefs-d’œuvre : L’Orfeo (1607), Arianna (1608) dont il ne reste plus que le lamento et Il Ballo delle Ingrate (1608). Congédié, Monteverdi se retire dans sa ville natale. C’est alors que la riche République de Venise l’appelle : devenu maître de chapelle de Saint-Marc de Venise en 1613, il obtient enfin une grande considération de ses employeurs et surtout du public le plus cultivé du monde de l’époque, les Vénitiens. Dans cette atmosphère favorable, il compose des Madrigaux (6ème, 7ème et 8ème livres) ; des Madrigali guerrieri e amorosi (1638), drames musicaux où figurent les deux éléments fondamentaux du drame musical, le récitatif et le chant soliste ; de la musique religieuse, dont les Vespri della beata Vergine, une messe à quatre voix ; des opéras comme Le Retour d’Ulysse dans sa patrie (1641), Le Couronnement de Poppée (1642). Tout Venise résonne de la musique de Monteverdi quand il décède le 29 novembre 1643.

 

 

 

 

From http://www.opera-lille.fr/fichier/o_media/9202/media_fichier_fr_dp.orfeo.pdf

 

 

 

Ecouter

⇓ Merci d’avance! ⇓



Ce site est disponible gratuitement, un grand merci d’avance de cliquer sur nos publicités afin qu’il le reste.