Le Barbier de Séville – Rossini

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Compositeur Gioachino Rossini
Librettiste Cesare Sterbini
Genre Opéra en 2 actes
Création le 20 février 1816 au Teatro di Torre Argentina à Rome
Personnages Le comte Almaviva, amoureux de Rosina (ténor) Figaro, barbier (baryton) Rosina, pupille de Bartolo (mezzo-soprano) Bartolo, docteur en médecine (basse) Basilio, maître de musique de Rosina (basse) Berta, femme de chambre de Bartolo (soprano) Fiorello, domestique du comte Almaviva (basse) Domestiques, musiciens, soldats, un officier.
Argument

Le Barbier de Séville de Gioacchino Rossini cumule plusieurs records : composé en deux semaines, il est l’œuvre d’un compositeur de vingt-quatre ans, qui en est déjà à son dix-septième opéra ! Et toute la musique jaillit là avec une aisance et une limpidité qui laissent pantois. Sérénades, duos et ensembles éclaboussent la comédie de leurs ribambelles de vocalises et de leurs pitreries verbales. Pour autant, le génie de Rossini tient à cet art physique du crescendo, destiné à faire monter la tension, jusqu’à ce que le public trépigne et explose. L’ouverture de l’opéra créé immédiatement la surprise : un tutti nous prévient que le spectacle commence, puis une délicieuse mélodie prend le relai, qui est reprise et enfle jusqu’à éclater… Ainsi, derrière, le rire et les rythmes qui s’agitent, c’est toute l’insolence de la pièce de Beaumarchais que Rossini verse dans son univers loufoque.

Résumé

A Séville, au XVIIIe siècle. Le joyeux barbier Figaro aide le Comte Almaviva a conquérir Rosine. Mais Rosine, qui n’est pas restée indifférente aux sérénades de son mystérieux soupirant, est jalousement gardée par le vieux Docteur Bartholo, qui compte bien, aidé du sinistre Don Basilio, épouser sa pupille au plus vite. Que faire pour contrer les projets du vieillard ? Figaro n’est pas à court d’idées. Toutefois la première tentative échoue, et le Comte Almaviva, déguisé en « Lindor », un étudiant sans le sou, repartira penaud de la demeure de Bartholo ; la seconde escapade, elle, réussira quasiment, et au terme d’échanges de billets, de déguisements et de situations abracadabrantes savamment réglées, l’amour de la belle Rosine et du Comte Almaviva, enfin rendu à sa véritable identité, finira par triompher.

Acte 1

Sur une place de Séville, au lever du jour. Aidé de Fiorillo, le Comte Almaviva se cache sous l’identité de l’étudiant Lindor et prépare une sérénade pour la belle Rosine… laquelle tarde à se montrer. Il attend, puis se cache en entendant quelqu’un arriver : c’est Figaro, le barbier de Séville, qui se présente comme l’homme de toutes les situations, bouillonnant de vie et adorant son métier.

Figaro confie au Comte Almaviva qu’il sait tout sur Rosine : elle est la jeune pupille du Docteur Bartholo, que ce vieux singe s’apprête à épouser ! Figaro glisse une idée à Almaviva : pourquoi ne pas pénétrer chez Bartholo sous les traits d’un soldat enivré ? Dans la demeure bien gardée du barbon, la jolie Rosine a écrit à ce fameux Lindor qu’elle a très bien entendu venir roucouler sous ses fenêtres…

Le Docteur Bartholo a du souci à se faire. Le fourbe Don Basilio, maitre de musique, lui apprend que le Comte Almaviva rôde à Séville : l’information est certaine ! Rien de tel, pour se débarrasser d’un rival potentiellement dangereux, que de répandre la calomnie, glisse Basilio, qui s’y connaît en la matière, et décrit les effets progressivement dévastateurs du vent de la médisance…

Acte 2

La ruse du Comte Almaviva a failli : il s’est fait sortir de chez Bartholo par les soldats – et ce malgré l’aide de Figaro et malgré les efforts d’une Rosine tendrement éprise de son séducteur. Le sinistre Bartholo l’a bien compris, qui tente d’accélérer son mariage avec sa pupille. Almaviva tente le tout pour le tout et s’accoutre cette fois en « Don Alonso », professeur de musique… Mais voilà que survient inopinément Don Basilio, le « vrai » maitre de musique ! Un peu d’argent suffit à le faire déguerpir.

Malgré la surveillance accrue de Figaro, Bartholo réussit à surprendre les échanges entre Rosine et le faux Almaviva. Il chasse tout le monde. Le vieillard veut presser le mariage et, surtout, convaincre Rosine que cet Almaviva est un imposteur et un sale séducteur ! Il mande un notaire pour la nuit même. Au terme de nouveaux quiproquos, menés tambour battant par Figaro, c’est Rosine et Almaviva que le notaire unira… Le Comte se présente devant tous comme le libérateur de Rosine… et comme son époux ! Inutile à Bartholo de résister : mieux vaut qu’il décolère et bénisse le mariage.

Gioacchino Rossini


Gioacchino Rossini (* Pesaro, 29 février 1792 – † Passy, 13 novembre 1868), italien, est l’un des plus grands compositeurs d’opéras du XIXe siècle.

Sa vie fut d’une certaine façon comparable à l’un de ses célèbres crescendi (il composa son premier opéra à l’âge de quatorze ans) ; puis alors qu’il s’apprêtait à une deuxième existence, vint l’impromptu et précoce abandon du théâtre musical et la retraite paisible dans la campagne parisienne. Avec encore de nombreuses pages de musique à écrire.

Né trois mois après la mort de Mozart, le « cygne de Pesaro » – ainsi qu’il fut surnommé – imprima au mélodrame un style qui devait faire date et dont quiconque, après lui, se devait de tenir compte; plus de trente opéras dans tous les genres, de la farce à la comédie en passant par la tragédie et l’opéra seria. Le principal apport de Rossini au monde de l’opéra :

* une standardisation unique de la manière de chanter aussi bien dans le répertoire comique que tragique ;
* une virtuosité vocale extrêmement développée et indirectement inspirée par la technique vocale baroque ;
* la création de blocs musicaux développés rompant avec la tradition des arias alternées aux récitatifs. Ces grandes scènes appelées « pezzi chiusi » (morceaux fermés) comprennent généralement une introduction orchestrale récitée, une section lyrique lente, une section intermédiaire plus dramatique (tempo di mezzo) et une cabalette (section rapide, la plus virtuose, la plus exaltée). Le pezzo chiuso présent dès la seconde décennie du XIXe siècle survivra jusque dans les opéras de Verdi les plus tardifs.

Dans le cadre de ses œuvres bouffes, Rossini développe une veine comique proche de l’absurde (le Turco in Italia présente un poète en manque d’inspiration qui doit créer un sujet d’opéra, celui-là même qui se joue sous l’oeil des spectateurs). Dans certaines grandes scènes d’ensemble, les personnages deviennent de véritables pantins et sont réduits à la récitation d’onomatopées qui renforcent leur côté mécanique (Italiana in Algeri). Les opéras de la période napolitaine, à l’attention du Teatro San Carlo, développent une écriture orchestralement plus élaborée et un style romantique plus grandiloquent (Mosè).

 


 

 

 

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