La vie parisienne – J. Offenbach

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Compositeur Jacques Offenbach
Librettiste Ludovic Halévy et Henri Meilhac
Genre Opéra en 5 puis 4 actes
Création le 25 septembre 1873 au théâtre des Variétés
Personnages Gabrielle, gantière (soprano) Le Brésilien (ténor) Frick, bottier (ténor) Prosper, domestique (ténor) Le baron de Gondremarck, suédois (baryton) La baronne de Gondremarck, sa femme (soprano) Métella, demi-mondaine (mezzo) Bobinet, gandin (ténor ou baryton-Martin) Gardefeu, gandin (ténor) Pauline, femme de chambre (soprano) Urbain, domestique (baryton)
Argument

PREMIER ACTE

À la gare Saint-Lazare, au milieu du flot des voyageurs qui arrivent à Paris, RAO U L D E GA R D E F E U et BO B I N E T attendent, chacun de leur côté, une femme qu’ils aiment, MÉ T E L L A. C e l l e-c i apparaît, au bras d’un troisième larron, fait semblant de ne pas les connaître, les ignore superbement et passe son chemin. Cette trahison réunit les deux amis : BOBINET prend la résolution, de revenir vers le grand monde – après avoir fré- quenté le demi – et de retrouver le chemin des salons du très huppé faubourg Saint-Germain. GARDEFEU également rêve de devenir « l’amant d’une femme du monde ». C’est alors qu’il rencontre JOSEPH, son ancien chauffeur, qui est à présent guide-accompagnateur pour riches voyageurs en séjour à Paris : il attend un couple de Suédois, LE BARON ET LA BARONNE DE GONDREMARCK. GARDEFEU a très envie de sé- duire cette baronne – et même davantage – et il persuade JOSEPH de lui céder ses clients. LA BARONNE et LE BARON arrivent, descendant du train ; GARDEFEU les accueille et leur promet de leur montrer toutes les merveilles que la « ville splendide » peut leur offrir. Parmi les étrangers débarquant à la gare, UN BRÉSILIEN exprime frénétiquement sa joie de retrouver Paris, ses femmes et ses plaisirs. Et toutes les nations du monde l’entourent et chantent leur soif d’ivresses et de plaisirs.

DEUXIÈME ACTE

Un salon dans l’hôtel particulier de RAO U L D E GA R D E F E U. AL P H O N S E attend son maître. Le bottier FR I C K – venu livrer des bottes – croise la gantière GA B R I E L L E – venue livrer des gants. Dans un duo fétichiste, chacun vante sa passion, les bottes, les gants. Arrive GARDEFEU, qui accompagne ses « clients » chez lui, leur faisant croire qu’ils sont au Grand Hôtel ; les Suédois feront chambre à part, GARDEFEU leur a choisi des pièces bien éloignées l’une de l’autre. LE BA R O N – qui a l’intention de profiter de son séjour pour « s’en fourrer jusque- l à » – demande à GA R D E F E U de faire porter une lettre de recommandation écrite par son ami le baron de Frascata à l’attention de… MÉ T E L L A. Justement, celle-ci passe chez GA R D E F E U, s’étonne d’y trouver cette BA R O N N E suédoise, lit la lettre et demande au baron de venir prendre la réponse, chez elle, mais plus tard… GARDEFEU a improvisé une table d’hôte pour ses touristes : on y retrouve, entre autres, FRICK déguisé en major, GABRIELLE en veuve de colonel… Tout ce beau monde affamé va vite se mettre à table.

TROISIÈME ACTE

Dans le grand salon de l’hôtel de Quimper-Karadec, déserté par ses propriétaires qui sont en cure. Pour rendre service à son ami Gardefeu, BO B I N E T o rganise une soirée en l’honneur du BA R O N : il s’agit en fait de le tenir éloigné de sa femme le plus longtemps possible. Les domestiques – UR B A I N, PR O S P E R, CL A R A et les autres – se chargeront de donner « la reproduction exacte et fidèle d’une soirée dans le grand monde… », BO B I N E T lui-même sera dé- guisé en amiral suisse, PAU L I N E se chargera de séduire L E BA R O N, et les autres, travestis en diplomate, en général, ou en femmes du monde, se chargeront de le faire boire. La gantière se joint aux domestiques. Le plan est très bien exécuté, la soirée se termine dans un tourbillon d’ivresse : « Lâchez tout ! Feu partout ! »

QUATRIÈME ACTE

Un salon du Café Anglais. L’équipe des serveurs attend le grand et le demi-monde. Arrive LE BARON qui a rendez-vous avec MÉTELLA. Celle-ci lui refuse la liaison – même éphémère – qu’il attend d’elle: elle est amoureuse. Pour le consoler, elle lui propose de lui présenter une amie qui arrive, masquée. MÉTELLA les présente puis, avant de prendre congé, donne au BARON le nom de son amoureux : Raoul de Gardefeu. Furieux, LE BARON jure de se venger de lui. Il compte régler ses comptes au bal du BRÉSILIEN qui va commencer. Tout le monde s’y retrouve, autour du BRÉSILIEN et de GABRIELLE, la gantière. LE BARON provoque GARDEFEU en duel, on va se battre. Mais l’amie de Métella entre pour empêcher le duel ; elle a tombé le masque : c’est LA BARONNE, à qui son mari demande pardon. Les Suédois se retrouvent, MÉTELLA et GARDEFEU aussi. Tout le monde célèbre les folies et les plaisirs de la vie parisienne.

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Jacques (Jacob) Offenbach


Jacob Offenbach naît à Cologne (Allemagne), où son père, Isaac Judas Eberst (1779-1850)2, est cantor de la synagogue. Originaire d’Offenbach-sur-le-Main près de Francfort-sur-le-Main, Isaac adopte le patronyme d’Offenbach vers 1810, en vertu du décret napoléonien du 28 juillet 1808.

Le jeune Jacob révèle très jeune ses dons pour le violoncelle, ce qui conduit son père à lui faire poursuivre ses études musicales à Paris dès 1833, seule ville dans laquelle un artiste juif peut faire carrière à cette époque3. Offenbach est admis à titre dérogatoire au Conservatoire de Paris dans la classe de violoncelle d’Olivier-Charlier Vaslin. Indiscipliné, il quitte l’établissement au bout d’un an pour rejoindre l’orchestre de l’Ambigu-Comique puis de l’Opéra-Comique. Ayant francisé son prénom en « Jacques », il mène parallèlement une carrière de soliste virtuose. En 1847, il devient directeur musical de la Comédie-Française, grâce à la notoriété acquise par ses mélodies. Il crée son propre théâtre en 1855, les Bouffes-Parisiens, alors situé sur les Champs-Élysées, afin qu’y soient exécutées ses propres œuvres. Il travaille entre autres avec les librettistes Henri Meilhac et Ludovic Halévy et y engage ses interprètes fétiches Hortense Schneider et Jean Berthelier.
Émule de Rossini et de Mozart, il est le créateur de l’opéra-bouffe français, que l’on confondit par la suite avec l’opérette, genre dans lequel il excelle également mais dont on doit la paternité à son rival – et néanmoins ami – le compositeur-interprète Hervé. Parmi la centaine d’œuvres qu’il compose en 40 ans d’activité, plusieurs sont devenues des classiques du répertoire lyrique, d’Orphée aux Enfers en 1858, son premier grand succès grâce notamment à son « galop » infernal4, aux Contes d’Hoffmann, en passant par La Grande-duchesse de Gérolstein, La Belle Hélène, La Vie parisienne ou Les Brigands (et le fameux « bruit de bottes » des carabiniers qui arrivent « toujours trop tard. »). Son succès populaire est l’objet de nombreuses jalousies et critiques, Théophile Gautier propageant son image de jettatore (jeteur de sorts) qu’il avait lui-même créée3.

La guerre franco-prussienne de 1870 met brutalement fin à cette « fête impériale » dont Offenbach est devenu en quinze ans l’une des figures emblématiques. Cible d’attaques virulentes des deux côtés du Rhin en raison de son origine germanique (les uns l’accusant d’être un traître, les autres un espion), il quitte Paris quelques jours avant que l’armée prussienne n’en débute le siège (19 septembre 1870). Durant l’année qui suit, on le retrouve à Bordeaux, Milan, Vienne, Saint-Sébastien5.
Il est de retour à Paris en mai 1871, mais l’heure n’est plus à l’humour bouffon et son Boule-de-neige, créé aux Bouffes-Parisiens (d’après Barkouf), en fait les frais tout comme son opéra-comique Fantasio, d’après la pièce homonyme de Musset. Il lance alors vers un nouveau genre : l’« opéra-bouffe-féerie » : Le Roi Carotte sur un livret de Victorien Sardou attire à nouveau les foules au théâtre de la Gaîté, dont Offenbach prend la direction en juin 1873. Ses capacités de gestionnaire sont néanmoins inversement proportionnelles à ses qualités artistiques : le coût exorbitant des productions (par exemple le canon géant dans Le Voyage dans la Lune ou les costumes de La Haine) le conduit à la faillite en 1875. Il règle ses dettes grâce à sa fortune personnelle et une tournée de concerts aux États-Unis en 1876.

Toujours à l’affût des aspirations du public, il adopte avec succès la mode de l’opéra-comique patriotique ou historique dans lequel Charles Lecocq est passé maître depuis l’immense succès de La Fille de madame Angot en 1873, en créant Madame Favart (1878) et La Fille du tambour-major (1879), qui est encore à ce jour une de ses œuvres les plus populaires.
Il meurt dans la nuit du 4 au 5 octobre 1880 à 61 ans des suites de la goutte, quatre mois avant la création de son opéra fantastique Les Contes d’Hoffmann, alors en répétitions à l’Opéra-Comique6, sans imaginer que cet ouvrage lui apportera enfin la reconnaissance officielle à laquelle il avait aspiré tout au long de sa carrière, devenant l’un des opéras français les plus joués au monde7.
Il est enterré au cimetière de Montmartre (division 9) et sa tombe a été réalisée par Charles Garnier.

 


 

 

 

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