La Didone – F. Cavalli

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Compositeur Francesco Cavalli
Librettiste Giovanni Francesco Busenello
Genre Opéra en 3 actes avec prologue
Création Au théâtre San Cassiano à Venise en 1641
Personnages Enea tenor / Didone soprano / Iarbas contralto / Cassandra soprano / Anchise tenor / Ascanio soprano / Hecuba contralto / Creusa soprano / Anna soprano / Mercurio contralto / Sicheo tenor / Pirro tenor / Corebo contralto / Sinone bass / Ambasciatore Ilionèo contralto / Acate tenor / Giove bass / Giunone soprano / Iride soprano / Venere soprano / Amore soprano / Nettuno bass / Eolo tenor / Fortuna soprano / Three court ladies sopranos
Argument

Le livret de La Didone que Cavalli met en musique en 1641 a été composé par un des poètes les plus fantasques et les plus en vogue de son époque, Francesco Busenello, qui lui avait fourni le livret de son précédent opéra, Gli amori di Apollo e di Dafne, et qui devait soumettre l’année suivante à Monteverdi celui du Couronnement de Poppée. À l’époque de Cavalli, le librettiste occupait une place bien plus éminente que de nos jours, et le compositeur pouvait être perçu comme une sorte de collaborateur artistique, dont la tâche consistait simplement à mettre en musique le poème qu’on lui présentait. Prima le parole, dopo la musica, comme on disait alors ! La musique devait exalter le texte littéraire, en faire vibrer tous les mots, en manifester toute la richesse. Mais celle de Monteverdi et de Cavalli est tellement magnifique qu’il est impossible d’imaginer qu’elle fut considérée comme un vulgaire ornement. Malgré tout, pour beaucoup de gens, la musique de Cavalli reste plus proche du théâtre chanté que de l’opéra, en raison de cette relation si particulière qui unit la musique au texte. Il est vrai qu’au XVIIe siècle, les vedettes du chant ne captaient pas encore toute l’attention du public avec des arias de dix minutes comme ce sera le cas plus tard chez Haendel ou Vivaldi. Il est vrai aussi que dans La Didone, il existe au début de l’acte II, un échange très vif entre Didon et Iarba, marqué par une succession de répliques brèves, qui rappelle de toute évidence les stichomythies présentes dans le théâtre antique. Mais ne soyons pas non plus prisonniers d’une vision téléologique de l’art en considérant que l’opéra, à ses débuts, était nécessairement un art mal dégrossi qui ne faisait que balbutier et ne parvenait pas à s’affranchir du théâtre. Comme le dit René Jacobs à propos de l’opéra vénitien : « Le bébé est né parfait ». Et ceux qui pensent le contraire restent captifs d’une définition trop stricte de l’opéra, selon laquelle il ne serait qu’une arène où s’affrontent les plus athlétiques gosiers !

Le poème de Busenello, qui s’inspire du livre IV de l’Enéide, met en scène, après la chute de Troie, les amours malheureuses de la reine de Carthage et le départ forcé d’Enée vers l’Italie, où son destin l’appelle. Il s’achève par une étonnante diatribe sur l’infidélité masculine qui condamne sans appel l’abandon et le rejet dont les femmes sont victimes. Le livret, qui mêle plusieurs personnages, principaux et secondaires, et qui associe aussi sérieux et comique, est d’une telle richesse qu’on ne comprend pas pourquoi, de nos jours encore, les chefs d’orchestre ne jugent pas utile de le porter sur la scène dans toute son intégrité. Est-ce toujours cette même crainte de lasser le public qui a inspiré à William Christie certaines coupures, certes en moins grand nombre que chez Hengelbrock, mais tout de même présentes dans le lamento de Didon, amputé de quatre phrases ? Je dois avouer que je ne comprends pas cette forme de censure qui s’exerce toujours au nom des bienséances et qui aboutit à un résultat inverse : la frustration du public. Cessons donc d’imaginer que les spectateurs ne peuvent pas supporter plus de trois heures de musique ! J’en veux pour preuve la réaction d’un de mes amis qui m’accompagnait ce jour là et dont c’était le premier opéra qu’il voyait : il n’a pas vu le temps passer !

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Francesco Cavalli


Francesco Cavalli, de son vrai nom Pier Francesco Caletti-Bruni (né le 14 février 1602 à Crema, dans la province de Crémone, en Lombardie – mort le 14 janvier 1676 à Venise) fut un compositeur et organiste italien. Il avait pris pour pseudonyme le nom d’un noble vénitien qui était son mécène.

Il devint chanteur à la basilique Saint-Marc de Venise en 1616, puis second organiste en 1639, premier organiste en 1665 et enfin maître de chapelle en 1668. Malgré cette longue carrière de musicien d’église, il est surtout connu pour ses opéras.
Il commença à écrire pour la scène lyrique en 1639 (Le Nozze di Teti e di Peleo), et acquit très vite une renommée telle qu’il fut invité à Paris en 1660 pour y produire l’opéra Xerse. Il revint d’ailleurs à Paris en 1662, montant la représentation de son Ercole amante au Louvre, cette œuvre ayant été écrite à l’occasion du mariage de Louis XIV. Il mourut à Venise.

 


 

 

 

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