La damnation de faust

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Compositeur Hector Berlioz 1803 – 1869
Librettiste le compositeur et Almire Gandonnière 1813-1852
Genre Légende Dramatique en quatre parties
Création A Paris, le 6 décembre 1846 a l’Opéra Comique
Personnages Faust (ténor) / Marguerite (mezzo-soprano) / Méphistophélès (basse) / Brander (basse)
Histoire

Première partie

Perdu dans la contemplation d’un paysage de campagne, heureux d’être ainsi éloigné des hommes, Faust assiste au lever du soleil sur les champs. Il se laisse envahir par la joie sereine de la nature, que prolongent les chansons des paysans. Au loin, une armée passe, au son d’une marche hongroise.

Deuxième partie

Dans une ville du nord de l’Allemagne, seul dans son cabinet de travail, Faust donne libre cours à sa souffrance intérieure : sans cesse poursuivi par l’ennui, ne trouvant jamais de quoi répondre à ses désirs, il s’apprête à boire une coupe de poison. Parvient à ses oreilles, depuis l’église voisine, le chant de la Fête de Pâques entonné par le choeur des Chrétiens. D’abord simplement ému par les souvenirs que ces chants raniment en lui, Faust est bientôt ébranlé : il se sent de nouveau envahi par la foi qu’il avait jadis perdue. Profitant de cet instant où le retour de la foi rend également Faust sensible à la tentation, Méphistophélès apparaît, et le convie à le suivre dans des lieux moins austères.
Dans un cabaret de Leipzig, un groupe de buveurs entonne l’éloge du vin. L’un d’entre eux, Brander, raconte l’histoire tragique d’un rat brûlé par l’amour. Méphistophélès se moque de l’Amen chanté par les buveurs puis, encouragé, donne à son tour une histoire. Mais Faust accablé par l’atmosphère oppressante du cabaret, enjoint à son guide de l’emmener dans un lieu plus tranquille.
Sur les rives de l’Elbe, chantées par Méphistophélès, Faust sombre dans un sommeil envahi par les gnomes et les sylphes. Ces derniers, sur ordre de Méphistophélès lui font apparaître en songe Marguerite, image parfaite de l’amour. A son réveil, Faust n’a plus qu’une pensée : la retrouver. Méphisto et lui se joignent alors à un groupe d’étudiants qui, rejoint par une troupe de soldats, entre dans la ville.

Troisième partie

Les étudiants et les soldats sont partis. Faust, seul, découvre la chambre de Marguerite. Il sent dans ce lieu la naissance de son bonheur. Méphistophélès vient le prévenir de l’arrivée imminente de Marguerite et le cache derrière un rideau. Songeuse et envahie par les images d’un rêve où il lui apparaissait son futur amant, Marguerite entre dans sa chambre. Pendant qu’elle tresse ses cheveux, elle chante, mélancolique, une chanson gothique.
Dans la rue devant la maison, Méphistophélès rassemble les follets qui dansent puis accompagnent de leur choeur la sérénade qu’il donne à Marguerite.
Dans la chambre, Marguerite aperçoit Faust et reconnaît en lui l’amant de son rêve. Faust lui avoue sa passion et, bientôt, les deux amants s’étreignent. Mais survient Méphistophélès, porteur de mauvaises nouvelles : éveillés par les bruits, les voisins sont en train de prévenir la mère de Marguerite qu’un homme est chez elle. Se promettant de se voir le lendemain, les deux amants se séparent, tandis que Méphistophélès se félicite de tenir enfin en son pouvoir l’âme de sa victime.

Quatrième partie

Seule dans sa chambre, Marguerite épanche sa tristesse. Son cœur, possédé par l’amour de celui qui n’est jamais revenu, ne parvient plus à trouver la paix. Les sons étouffés des chants des soldats et d’étudiants lui rappellent l’atmosphère de cette première nuit, éveillant son espoir, aussitôt déçu par l’absence de Faust.
Seul aussi, face à une nature avec laquelle il souhaiterait s’unir, Faust ne pense plus qu’à Marguerite, jusqu’à l’arrivée de Méphistophélès. Il lui apprend que Marguerite est condamnée à mort pour avoir tué sa mère. En prévision des nuits où elle attendait son amant, elle l’endormait avec un somnifère qui finit par empoisonner la vieille femme. L’heure du pacte arrive : Méphistophélès est prêt à sauver Marguerite si Faust s’engage à le servir « demain ». Le parchemin signé, Faust le suit vers ce qu’il pense être la demeure de Marguerite. Rythmée par le chœur des paysans et les angoisses de Faust, le course à l’abîme, sur deux chevaux noirs, s’achève en enfer. Là, le Prince des ténèbres et le chœur des damnés et des démons accueille, dans la langue du diable, cette nouvelle âme prisonnière. Tandis que le calme est revenu sur terre, le chœur des esprits célestes appelle Marguerite à monter au paradis

source : http://philippe.gorlier.voila.net/french/Travaux_damnation.htm


Disque


Livre


Partition


La Damnation de Faust
EMI Classics
Janet Baker, Nocolaï Gedda, Gabriel Bacquier, Georges Prêtre, Alexander Gibson
prix : 6.99 €
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Mille et un opéras
Auteur Piotr Kaminski
Editeur : Fayard (1 décembre 2003)
prix : 34.20 €
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Partition La Damnation de Faust
Edition Serenissima Music Inc
Piano / Chant
prix : 22.93 €
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La Damnation De Faust
Decca
Colin Davis, Veasey, Gedda, Bastin, Van Allan
prix : 40.47 €
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Tout l’opéra : De Monteverdi à nos jours
Gustave Kobbé
Robert Laffont(27 octobre 1999)
prix : 28.00 €
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Study Score La Damnation de Faust
Dover Publications Inc.
Orchestral
prix : 26.25 €
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Hector BERLIOZ


Hector Berlioz est un compositeur, écrivain et critique français, né le 11 décembre 1803|en musique classique à La Côte-Saint-André (Isère) et décédé le 8 mars 1869|en musique classique à Paris. Il est l’auteur de la Symphonie fantastique.

Il est considéré comme l’un des grands représentants du romantisme européen, bien qu’il ait récusé le terme de « romantique », qui ne signifiait rien à ses yeux. Il se définissait en fait comme un compositeur classique. Sa musique avait la réputation de ne pas respecter les lois de l’harmonie, accusation qui ne résiste pas à une lecture approfondie de ses partitions. On y découvre, paradoxalement, que Berlioz respecte les fondements historiques de l’harmonie datant du (règles régissant les mouvements contraires et conjoints), mais qu’il s’affranchit parfois des règles supplémentaires apparues plus tard et esthétiquement discutables (règles de modulation cadencielle entre autres).

 


Biographie


Hector Berlioz est issu d’une vieille famille du Dauphiné (voir maison natale de Hector Berlioz). Son père, Louis Berlioz, est médecin, et sa mère, Antoinette-Joséphina Marmion, catholique fervente.

À l’âge de six ans, Berlioz est envoyé au séminaire pour y entreprendre ses études. À la fermeture de l’établissement, en 1811, son père décide de se charger de son éducation, le destinant à une carrière de médecin. Cette éducation paternelle ne l’empêche pas de compléter sa formation avec un maître de musique qui lui enseigne le chant et la flûte. À l’âge de douze ans, il se met à composer. En 1819, son père lui achète une flûte puis une guitare, et Hector prend des leçons d’un nouveau professeur. Deux ans plus tard, Hector Berlioz est promu bachelier ès lettres à Grenoble, le 22 mars 1821.

Inscrit à l’école de médecine de Paris, il quitte sa famille fin octobre et suit les cours du programme pendant une année, avant d’écrire à son père qu’il préfère l’art à la médecine : « Je sentis ma passion pour la musique s’accroître et l’emporter sur mon désir de satisfaire mon père ». Il se brouille avec sa famille, fréquente l’Opéra de Paris et suit les enseignements de Jean-François Lesueur, puis d’Antoine Reicha.

Les débuts
À une époque où sa formation musicale est encore rudimentaire, il commence à jouer de la guitare et du flageolet. Il est très tôt attiré par la vie parisienne des années de la Restauration des Bourbons, période marquée par un grand élan culturel et intellectuel .

En 1823, il étudie la composition au Conservatoire de Paris. Il écrit la Messe solennelle en 1824 et découvre Weber, dont il se souviendra pour la Symphonie fantastique. Malgré ses échecs au concours de Rome en 1827, 1828 et 1829 (sa cantate Cléopâtre est jugée injouable par le jury en 1829), il poursuit ses études au Conservatoire, dirigé alors par le grand maître de l’époque, Luigi Cherubini, avec Antoine Reicha pour la fugue et le contrepoint, et Jean-François Lesueur pour la composition.

Au cours d’une représentation d’Hamlet, il découvre Shakespeare et tombe amoureux d’une actrice irlandaise qui joue dans la pièce, Harriet Smithson, qu’il épousera en 1833.

Il découvre aussi Goethe et son Faust : il va tout d’abord écrire sur la traduction de Gérard de Nerval, Huit scènes de Faust (1828), puis sur la légende dramatique La Damnation de Faust (1846).

L’exécution en 1828 des symphonies de Beethoven par François-Antoine Habeneck .

La Symphonie fantastique
Dès 1830, six ans seulement après la Symphonie n° 9 de Beethoven, ses études, ses influences et son génie lui permettent d’écrire la Symphonie fantastique, op. 14, qui enthousiasme Franz Liszt, mais provoque un grand scandale chez un public qui ne se rend pas compte de la portée de l’œuvre : elle va relancer la « musique à programme », ou « musique descriptive », et va s’insinuer partout dans la musique allemande (Franz Liszt et Richard Strauss), puis dans la musique française (Saint-Saëns, Dukas, Franck et d’Indy). Dès 1834, il se fait connaître comme critique dans la Gazette musicale, puis dans le Journal des débats, où il soutient son système musical, qui subordonne l’harmonie à la recherche de l’expression.

Voyages et premiers écrits
Il remporte le prestigieux Prix de Rome en 1830 avec sa cantate Sardanapale, ce qui l’amène à vivre à l’académie de France à Rome (Villa Médicis). Il y rencontre Mendelssohn, mais l’Italie l’inspire et le déçoit tout à la fois.

En 1831 et 1832, son séjour le pousse à composer Lélio ou le Retour à la vie, Le Roi Lear ainsi que Harold en Italie (1834) pour alto et orchestre, à la demande de Paganini sur un poème de Lord Byron intitulé Childe Harold’s Pilgrimage. Cette œuvre constitue une « seconde Symphonie fantastique ».

Il est engagé en 1835 comme critique musical dans le Journal des débats, où ses articles font date et lui valent de nombreuses inimitiés. Il y signe jusqu’en 1864.

Le Requiem
Alors qu’il était considéré dans toute l’Europe comme un héros romantique, il restait un ennemi à Paris, où la musique était avant tout affaire de politique, de pouvoir, d’alliances et de trahisons.

Ainsi, lorsqu’il obtint un contrat du ministère des Beaux-arts pour une messe des morts, les partisans du directeur du Conservatoire, Cherubini, tentèrent en vain de faire résilier le contrat. Après qu’il eut terminé l’œuvre (en moins de trois mois) et que les arrangements eurent été pris pour la création d’un concert, le Ministère annula celui-ci, sans explication.

Le Requiem eut cependant sa chance, grâce au concours d’amis bien placés. En décembre 1837, il fut joué dans la chapelle des Invalides, décorée de milliers de chandelles pour la circonstance, en présence de la famille royale, du corps diplomatique et de toute la haute société parisienne ; Berlioz avait obtenu cent quatre-vingt-dix instrumentistes, deux cent dix choristes, quatre ensembles de cuivres placés dans les coins de la chapelle, ainsi que seize timbales.

Il raconte dans ses mémoires :

Le Requiem gagna à Berlioz une acclamation grandiose de la part des critiques et du public.

L’opéra
En 1838, pour son entrée à l’Opéra avec Benvenuto Cellini, l’atmosphère de cabale organisée par ses adversaires conduit à l’échec des représentations. Toutefois, l’engagement de Berlioz à la bibliothèque du Conservatoire et l’estime que lui porte Paganini lui permettent d’écrire Roméo et Juliette (1839), qui enthousiasme Richard Wagner.

La période 1840-1841 voit la composition de la Symphonie funèbre et triomphale, le cycle de Les Nuits d’été (sur six poèmes de Théophile Gautier: Villanelle, Le Spectre de la rose, Absence, Sur les lagunes, Au cimetière, L’Île inconnue) pour voix et piano qu’il orchestre par la suite.

Pendant cette période, il est reconnu davantage en sa qualité de chef d’orchestre que de compositeur, et il est plus apprécié à l’étranger qu’en France ; il dirige ses propres œuvres, mais aussi des œuvres de ses confrères en Belgique, en Allemagne, en Angleterre, en Hongrie ou en Russie, et se fait accompagner par la cantatrice Marie Recio (nom de scène de Marie Martin), sa nouvelle compagne. Son œuvre L’Enfance du Christ est accueillie en triomphe (1864). La période anglaise de 1847-1848 est particulièrement fertile en aventures. Berlioz dirige l’orchestre de Drury Lane à Londres, dont le chef d’orchestre est le compositeur Louis-Antoine Jullien, le roi des concerts promenades et des concerts monstres. Jullien avait sollicité la participation de Berlioz, et celui-ci le maudira après l’avoir encensé. Louis-Antoine Jullien est un fou à plus d’un titre.

En 1847, sur les conseils de son ami Balzac, à un moment où il était à court d’argent, comme c’était souvent le cas, il se rend en tournée en Russie, où il remporte un triomphe à Saint-Pétersbourg et à Moscou. Il est logé chez la grande-duchesse Hélène, qui l’accueille avec faste. Aux concerts qu’il dirige dans la salle de l’Assemblée de la noblesse, il est bissé jusqu’à douze fois ! Pendant son premier bis, il s’écrie :« Je suis sauvé ! », au deuxième « Je suis riche ! » Il dirige alors Roméo et Juliette, Le Carnaval romain et la Symphonie funèbre et triomphale. Il reviendra en 1867 dans ce qu’il appelle « la fière capitale du Nord ».

En 1856, il entame la composition de son « opus magnum » Les Troyens et écrit le livret inspiré par le poème épique L’Énéide, œuvre de Virgile. La genèse de son ouvrage remonte à sa plus tendre enfance, et l’influence de Virgile et de Shakespeare est récurrente dans son œuvre. Les Troyens est achevé deux ans plus tard, mais Berlioz ne peut le faire jouer dans son intégralité, car les administrateurs sont rebutés par la durée et les moyens exigés par l’œuvre.

Berlioz compose ensuite l’opéra-comique Béatrice et Bénédict, inspiré de Beaucoup de bruit pour rien de Shakespeare, mais tombe malade après la mort de Marie, puis de son fils Louis, en 1866. Après une tournée triomphale en Russie, au cours de laquelle il va influencer les jeunes Moussorgski, Rimsky-Korsakoff et Borodine, il fait un voyage à Nice en mars 1868, où il se blesse en faisant une chute. En août 1868, il effectue son dernier voyage à Grenoble, la ville de résidence de sa sœur et de sa famille. Invité par le maire Jean Vendre à l’occasion de trois journées de festivité organisées pour l’inauguration d’une statue équestre de Napoléon , il préside un festival de musique. Il décède le 8 mars 1869 à Paris, 4 rue de Calais, dans le quartier de la « Nouvelle-Athènes » (IX). Il est enterré au cimetière de Montmartre près de ses deux épouses Harriet Smithson et Marie Recio.

Analyse de l’œuvre
Les thèmes beethoveniens et shakespeariens, qui s’entrecroisent dans toute la production de Berlioz, et l’attachement que témoigne le compositeur pour la musique de la période révolutionnaire et de l’Empire ont fortement marquer son œuvre, comme le prouve son admiration pour Gluck.

Berlioz est une grande figure romantique à l’humour ravageur, mais très rigoureux dans l’écriture et très exalté dans l’exécution. Son œuvre va peu à peu se dégager de la forme musicale académique de son temps pour s’orienter vers des orchestrations d’une grande richesse de timbres et de couleurs, une écriture contrapuntique toute personnelle et un penchant pour les très grandes formations orchestrales. Ses velléités de liberté le conduiront à s’affranchir des textes qu’il met en musique, au point de les écrire lui-même, comme le fit aussi Richard Wagner.

Sans tomber dans l’exagération qui prévalait à l’époque, Berlioz s’intéressa énormément à la nature des timbres. Il fut également l’ami d’Adolphe Sax, dont il encourageait fortement les travaux, notamment ceux concernant la famille des Saxophones.

Irréductible à toute école, la musique de Berlioz est d’une grande originalité. Cependant, en dépit des succès considérables remportés à l’étranger, son œuvre est restée longtemps méconnue dans son propre pays, voire mésestimée, mis à part certains extraits de la Damnation de Faust et, bien sûr, la Symphonie fantastique, qui fit l’objet d’un superbe et indémodable enregistrement de Charles Münch à la tête de l’Orchestre de Paris.

L’œuvre de Berlioz a cependant été reçue avec chaleur en Allemagne, et ce depuis les premières représentations des Troyens par Félix Mottl, à la fin du , jusqu’à Rafael Kubelík, qui fut l’artisan de sa résurrection dans les années 1960. Depuis, les Allemands n’ont pas hésité à organiser des congrès Berlioz dans leur pays, par exemple à Essen-Werden, en juin 2003, sous l’initiative d’Hermann Hofer et de Matthias Brzoska. Ces toutes dernières années, Les Troyens et Benvenuto Cellini sont passés dans le répertoire habituel de Dresde, Leipzig, Mannheim, Hambourg, Dortmund, Düsseldorf et Gelsenkirchen.

En France, sous la direction de Serge Baudo, Lyon a accueilli pendant quelque dix ans le festival international Hector-Berlioz. Ce festival a maintenant lieu à La Côte-Saint-André (Isère), la ville natale de Berlioz. En outre, c’est l’ouvrage lyrique Les Troyens qui a été présenté lors de l’inauguration de l’Opéra-Bastille à Paris, en mars 1990.

 

 

 

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