Il matrimonio segreto / Le Mariage clandestin

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Compositeur Domenico Cimarosa
Librettiste Giovanni Bertati
Genre Opéra en 2 actes et 8 tableaux
Création le 7 février 1792 au Burgtheater de Vienne
Personnages Signor Geronimo – riche marchand de Bologne (basse) Elisetta – fille aînée de Geronimo, fiancée au comte Robinson (soprano) Carolina – fille cadette de Geronimo, épouse secrète de Paolino (soprano) Fidalma – sœur de Geronimo, riche veuve (mezzosoprano) Conte Robinson – noble anglais (basse) Paolino – jeune employé de Geronimo (ténor)
Argument

Paolino et Carolina, en proie à un coup de foudre, se sont mariés en secret depuis deux mois et, partagés entre l’anxiété et le subterfuge, s’adorent sans pouvoir s’appartenir, ce qui accroît leur tendresse et leur ardeur. Paolino veut persuader son épouse secrète à fuir, mais elle hésite, torturée par mille douleurs. Autour des deux amants, gravite une petite foule de personnages typiques de la comédie du dix-huitième siècle : Geronimo, le père de Carolina, sourd, marchand cupide et riche (il est le patron de Paolino); le comte Robinson, riche prétendant anglais; Elisetta, sœur de Carolina, au tempérament espiègle, ambitieuse, acerbe et maligne (et destinée par son père à épouser le comte Robinson); la tante Fidalma, riche veuve qui a investi son capital dans les entreprises de son frère Geronimo, également prise d’une passion dévorante pour le jeune Paolino.

L’intrigue s’embrouille agréablement : le comte Robinson, qui, selon les plans de Paolino doit se marier avec Elisetta, tombe amoureux de Carolina dès qu’il la voit et l’autre ne veux pas le savoir. Geronimo proteste, mais Robinson lui propose de renoncer à la moitié de la dot s’il lui donne la main de Carolina au lieu de celle d’Elisetta. La colère d’Elisetta et les déclarations d’amour de Fidalma à Pauline compliquent les choses encore plus, et en conséquence, ils décident alors de s’enfuir. Mais la fuite ne réussit pas, car tout est découvert, mais heureusement, tout s’arrange dans une fin heureuse.

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Domenico Cimarosa


Ses parents sont pauvres (le père est maçon et la mère fait des ménages), mais ils veulent lui donner la meilleure instruction possible. Lorsqu’ils s’installent à Naples ils l’envoient dans une école religieuse dépendant du monastère San Severo dei Patri Conventuali. Il y a là un organiste, le père Polcano, qui, frappé par les dons musicaux et l’intelligence du jeune garçon, prend à cœur de lui apprendre les bases de la musique ainsi que la littérature italienne, ancienne et moderne. Grâce à lui, Cimarosa est admis comme élève au conservatoire de Santa Maria di Loreto, où il reste onze années, étudiant particulièrement l’œuvre des grands compositeurs italiens. Il apprend le chant, le violon et les instruments à clavier. Grâce au castrat Giuseppe Aprile qui s’est pris d’amitié pour lui, il étudie les œuvres de Pergolese, Piccini et Sacchini.

À 23 ans, Cimarosa débute sa carrière de compositeur avec un opéra-bouffe intitulé Le Stravaganze del Conte1 dont la première représentation a lieu en 1772 au Teatro dei Fiorentini de Naples. Cette œuvre est suivie la même année par Le Pazzie di Stelladaura e di Zoroastro2, une farce marquée par l’humour et la fantaisie qui rencontre le succès. La renommée du jeune compositeur commence à se répandre dans toute l’Italie. On l’invite à Rome pour qu’il y produise un opéra pour la saison théâtrale de cette année-là. Ce fut une autre œuvre comique L’Italiana in Londra3.

Pendant les treize années suivantes, aucun fait marquant n’est à noter dans la vie et la carrière de Cimarosa, sinon qu’il écrit de nombreux opéras pour les différentes scènes italiennes, résidant à Rome, Naples ou là où l’appelle son travail. De 1784 à 1787, Cimarosa vit à Florence et se consacre entièrement à composer pour l’opéra de cette ville.

Les œuvres de cette période sont nombreuses, principalement des opéras, comiques ou seria, des cantates, et d’autres compositions sacrées parmi lesquelles un très beau Requiem (Missa pro Defunctis), l’opéra seria Caio Mario, des oratorios bibliques Assalone, La Giuditta et Il Sacrificio d’Abramo, ainsi que Il Convito di Pietra et La Ballerina amante, opéra comique créé à Venise et plus de 80 sonates pour clavecin dont 32 seront publiées pour la première fois à Paris par F. Boghen4 en 1926 ; elles obtiendront un grand succès.

Au cours du voyage en Italie, Goethe assiste à une représentation de L’Impresario in Angustie5, petit chef-d’œuvre d’opéra bouffe en un acte qui met en scène un directeur d’opéra aux prises avec les caprices de ses divas. De retour en Allemagne l’illustre écrivain traduit le livret et fait jouer l’œuvre en 1791 au théâtre de Weimar dont il est devenu directeur. Entre temps, la renommée de Cimarosa s’est répandue dans toute l’Europe et plusieurs souverains désirent l’attirer à leur cour. Vers 1788, Cimarosa se rend à Saint-Pétersbourg à l’invitation de Catherine II. Il y restera quatre ans, obtenant la nationalité autrichienne et russe et composant énormément. On estime à 70 le nombre d’opéras qu’il aurait composés dont les noms de certains sont perdus. Il se consacre également à la musique instrumentale avec un merveilleux concerto pour hautbois et des concertos pour flûte. En 1792, Cimarosa quitte Saint-Pétersbourg pour Vienne à la demande de Leopold II. C’est devant l’empereur et toute la Cour qu’il produit son chef d’œuvre, Il matrimonio segreto6, sur un livret de Giovanni Bertati, pétillant d’humour et de finesse, qui prend rang parmi les compositions les plus achevées de la musique vocale profane. Fait unique dans l’histoire de l’opéra, l’œuvre sera bissée intégralement le soir même de la première à la demande de l’empereur. En 1793, Cimarosa retourne à Naples, où Il Matrimonio segreto et ses autres opéras sont acclamés par une foule de connaisseurs enthousiastes. Il faudra attendre Rossini pour retrouver un tel succès. Parmi les compositions du dernier séjour napolitain de Cimarosa on doit mentionner le charmant opéra Le Astuzie femminili 7.

Cette période de sa vie est assombrie par les intrigues d’envieux dont son vieux rival Paisiello. Républicain convaincu, partisan de l’unité italienne, Cimarosa salue la proclamation de l’éphémère République parthénopéenne par les troupes françaises (1799) et compose un hymne patriotique pour une cérémonie durant laquelle on brûle symboliquement le drapeau des Bourbons. Lors de la restauration de la monarchie, il s’empresse de composer un hymne dédié au roi Ferdinand IV ce qui n’empêche pas le cardinal Ruffo de le faire emprisonner durant quatre mois. Grâce à l’intercession d’admirateurs influents, sa sentence est commuée en bannissement, et il quitte Naples avec l’intention de retourner à Saint-Pétersbourg. Mais sa santé est déclinante et il meurt à Venise d’une inflammation des intestins le 11 janvier 1801. La popularité de Cimarosa, sa réputation d’opposant politique et la nature du mal qui l’a emporté firent naître une rumeur tenace d’empoisonnement. Une enquête officielle menée par le docteur Piccioli, médecin personnel du pape, viendra bientôt la démentir.

Un demi-siècle avant Verdi, Cimarosa fut le plus engagé politiquement des musiciens italiens. Son dernier opéra, Artemizia, restera inachevé.

Une remarquable faculté d’invention mélodique, la maîtrise de la forme, une utilisation parfaite et sans excès de l’instrument vocal soutenu par une orchestration sans faille, font de Cimarosa le plus parfait exemple du musicien classique de qualité. Il fut aussi un des premiers compositeurs d’opéra à attacher beaucoup d’importance à la qualité de l’intrigue et du livret. Entre les Noces de Figaro de Mozart et le Barbier de Séville de Rossini, Le Mariage secret, chef-d’œuvre de Domenico Cimarosa, occupe une place privilégiée.

 


 

 

 

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