Boris Godunov – M. Moussorgski

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Compositeur Modeste Moussorgski
Librettiste Modeste Moussorgski
Genre Opéra en 4 actes et un prologue
Création le 8 février 1874 au Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg
Personnages Boris Godounov (basse) – Tsar de Russie, arrivé sur le trône en assassinant le jeune fils d’Ivan le Terrible ; cependant, il se sent coupable et gêné de son succès. Xenia (soprano) – La charmante jeune fille de Boris. Fiodor (mezzo-soprano) – Le jeune fils de Boris, héritier du trône de son père. La nourrice (contralto) – Elle prend soin de Fiodor et Xenia, les enfants royaux. Le prince Vassili Chouïski (ténor) – Un prince astucieux. C’est un des conseillers les plus puissants du tsar qui n’a pas confiance en lui. Grigori (ténor) – Un moine fugitif qui se fait passer pour Dmitri, le tsarévitch (le fils du tsar) qui a été assassiné. L’innocent (ténor) – Un sacré fou, la coutume russe lui permet d’exprimer ses idées sans aucune crainte de châtiment. Andreï Chtchelkalov (baryton) – Clerc du conseil boyard. Pimène (basse) – Un vieux moine. Il a été témoin du meurtre du tsarévitch Dmitri. Marina Mniszek (soprano) – Une ambitieuse princesse Polonaise qui espère conquérir le trône de Russie en épousant le faux Dmitri. Rangoni (basse) – Une connaissance jésuite de Marina Mniszek. Varlaam (basse) – Un moine vagabond. Missaïl (ténor) – Un moine vagabond. L’aubergiste (soprano) – La gardienne d’une auberge de province située près de la frontière lituanienne. Krouchtchev (ténor) – Un boyard. Lavitski (basse) – Jésuite. Tchernikovski (basse) – Jésuite Peuple, pèlerins, boyards, gardes, moines, vagabonds, enfants – chœur mixte
Argument

Si un seul opéra devait symboliser la Russie, ce serait à coup sur Boris Godounov. Non seulement la partition résume admirablement le style de Modest Moussorgski, avec ses carillons, son orchestre aux diaprures sauvages et ses scènes chorales flamboyantes, mais elle tire sa force de la juxtaposition de deux plans qui se répondent et s’interpénètrent magistralement : d’un côté le portrait imposant, terrifiant et pitoyable de Boris, tsar usurpateur dévoré par une toute puissance autodestructrice ; de l’autre le peuple russe, vrai héros de l’opéra, qui apparaît dès les premières scènes, et revient, à intervalle régulier, commenter l’action et la précipiter. Sur cette toile de fond, en partie véridique, brossée par Pouchkine, Moussorgski tire les fils d’un drame national qui, par la magie d’une langue aussi vraie que belle, se mue en grandiose tragédie universelle.

Résumé

L’action se déroule en Russie entre 1598 et 1605 et relate l’arrivée au trône, le règne puis la chute du tsar Boris Godounov. Pour parvenir au pouvoir, ce dernier a été mêlé au meurtre du petit Dimitri, l’héritier légitime de la couronne ; toutefois, les circonstances de la disparition du tsarévitch restent troubles. Eclairé par le moine Pimène, le novice Grigori entreprend de se faire passer pour le véritable héritier : il aurait d’ailleurs aujourd’hui le même âge que lui. Les souffrances de son peuple, la crainte d’être renversé, de même que les remords de ses crimes font peu à peu sombrer Boris Godounov, tsar incertain, dans la solitude et la paranoïa. Lorsque Grigori, encouragé par la princesse polonaise Marina, marche sur Moscou à la tête d’une armée pour le renverser, Boris n’a pas même le temps de se battre et de s’y opposer : rongé par sa folie, il s’écroule au bout de son délire, mort.

Acte 1

Dans une Russie frappée par la peste, la famine et les crises politiques, le peuple se résout à acclamer son nouveau tsar, Boris Godounov. Il apparaît troublé, assailli de doutes et de pressentiments – chacun ignore alors que pour accéder au trône, il a fait éliminer son prétendant légitime, Dimitri, l’un des fils d’Ivan le Terrible…

Acte 2

Le novice Grigori a appris, du vieux moine Pimène, les crimes de Boris Godounov. Calculant qu’il aurait aujourd’hui l’âge du tsarévitch Dimitri assassiné, Grigori se sent animé d’un grand destin, et entreprend de renverser Boris et de conquérir le trône. Voyageant incognito dans une auberge, il échappe de peu à la police, alertée de son projet, et fait passer le moine défroqué Varlaam pour le véritable fugitif.

Acte 3

Cinq ans ont passé depuis le couronnement de Boris. La solitude du pouvoir aggrave les tourments du tsar, et le peuple crève de faim… De surcroît, le Prince Chouisky l’informe de la révolte fomentée par un usurpateur qui se fait passer pour Dimitri, le prétendant légal du trône. Auprès de son fils Féodor, le tsar médite sur son accession à la couronne.

En Pologne, Grigori retrouve la belle Marina Mnichek, dont il est épris. La jeune femme, dévorée d’ambition et poussée par le moine Rangoni, ne rêve que de la conquête du trône et de Moscou : que Grigori y parvienne, et elle lui accordera sa main.

Acte 4

La fin de Boris est imminente : le peuple devine ses crimes, et un pauvre Innocent le compare publiquement à Hérode. Même si l’assemblée de boyards condamne par édit le faux prétendant Grigori, Boris est rattrapé par ses forfaits : il apparaît, en pleine crise de délire, évoque le petit tsar assassiné, demande pardon à Dieu, et s’écroule terrassé par la folie qui l’abat : c’est l’une des plus extraordinaires scènes du répertoire. Le faux Dimitri sera sacré nouveau tsar de Russie.

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Modeste Petrovitch Moussorgski


La famille de Moussorgski descendait du premier monarque russe, Rurik, via les princes souverains de Smolensk (la dynastie des Rurikides). Modeste fut préparé par ses parents à une carrière militaire et fut élève de la célèbre École de cavalerie Nicolas ; mais sous l’influence de Mili Balakirev, il quitta le prestigieux régiment Préobrajensky de la Garde impériale, dans lequel il était entré par la suite, et rejoignit les Cinq, un groupe de compositeurs et ardents défenseurs d’un art national basé sur la musique populaire russe. Ce groupe comprenait Alexandre Borodine, qu’il avait rencontré en 1856 alors qu’ils servaient dans le même hôpital militaire à Saint-Pétersbourg, Mili Balakirev, Nikolaï Rimski-Korsakov et César Cui. Sa première œuvre musicale publiée fut l’opéra inachevé Salammbô et un cycle de mélodies pour une voix soliste et piano.
À partir de 1863, suite à l’abolition du servage en Russie qui ruina sa famille, Moussorgski dut travailler en tant qu’employé administratif pour subvenir à ses besoins. Il avait alors trente ans et, confronté à l’insuccès que connurent ses œuvres, trop éloignées des canons académiques, et confronté à une situation matérielle difficile, il crut trouver une consolation dans l’alcoolisme, qu’il avait déjà connu lors de son passage de trois ans à l’armée. Il mourut à 42 ans à Saint-Pétersbourg. Sa dépouille repose au cimetière Tikhvine du monastère Alexandre-Nevski (Saint-Pétersbourg).

 


 

 

 

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