Billy Budd – Britten

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Compositeur Benjamin Britten
Librettiste Le livret est une adaptation d’Edward Morgan Forster et d’Eric Crozier, d’après la nouvelle éponyme d’Herman Melville.
Genre Opéra en 4 actes avec prologue
Création 1951
Personnages Edward Fairfax Vere, Commandant du HMS « Indomptable » Billy Budd, Gabier de misaine John Claggart, Capitaine d’armes Mr. Redburn, Second Mr. Flint, Officier de manœuvre Lieutenant Ratcliffe Red Whiskers, Marin enrôlé de force Donald, matelot Dansker, vieux marin Le novice L’ami du novice Squeak, caporal d’armes Bosco First Mate Grand’Hune Arthur Jones, marin enrôlé de force Officiers, matelots, gargoussiers, tambours, marsouins
Argument

Prologue.

Le capitaine britannique Edward Fairfax Vere est hanté par un épisode tragique de sa vie où il a été mis à l’épreuve. Il s’interroge sur la nature du bien et du mal.

Acte I

Parmi les recrues forcées de son navire de guerre L’Indomptable, un vaisseau de 74 canons, se trouve le marin Billy Budd, jeune, beau et fort, mais qui bégaie sous le coup de l’émotion. Le maître d’équipage, John Claggart, reconnaît immédiatement la valeur de ce jeune matelot. Mais celui-ci se fait remarquer en faisant ses adieux fervents aux Droits de l’homme6, sans arrières-pensées, puisqu’il s’agit simplement du nom du navire marchand sur lequel il servait avant d’être recruté de force. Claggart décide de le harceler.

Acte II

Le capitaine Vere invite ses officiers à prendre un verre. Ils discutent dans le carré et le capitaine prend la défense de Billy Budd et rassure ses officiers sur une éventuelle mutinerie. L’Indomptable entre dans les eaux ennemies, au large du Finistère7. Mais Claggart révèle sa détermination, un incident qu’il provoque, pour mettre en cause Billy, ayant échoué, afin de le détruire, parce que sa bonté et sa beauté le mènent au désespoir. Il cherche alors à le corrompre avec des guinées, par le biais d’un novice pour, prétendument, fomenter une mutinerie.

Acte III

Un combat naval commence mais s’enlise en raison du brouillard. Claggart profite de ce moment d’attente pour « révéler » au capitaine l’existence d’une mutinerie mais la brume se lève juste avant la révélation. Branle-bas de combat, une bordée est lâchée, mais faute de vent, le combat cesse. Claggart reprend aussitôt ses fausses accusations, même si le capitaine Vere ne veut pas y croire. Il décide de les confronter dans sa cabine. Lors de la confrontation, Billy sous le coup de l’émotion pour des accusations injustes bégaie : pour se défendre, il frappe alors Claggart et le tue sur-le-coup. Une cour martiale est alors constituée. Vere, témoin de la scène, convaincu de l’innocence de Billy, ne prend pas sa défense. En raison de l’application sévère du code de guerre, Billy est condamné à être pendu sur-le-champ. C’est Vere qui lui communique le verdict, en coulisse pendant qu’un enchaînement de trente-quatre accords parfaits à l’orchestre sigle cette rencontre en huis clos, cachée aux spectateurs.

Acte IV

Billy attend son exécution avec sérénité. Dansker lui apporte du grog et du biscuit (métaphore religieuse). Mais il accepte son sort et refuse la mutinerie de l’équipage. La sentence est exécutée sur les derniers mots de Billy : « Starry Vere, que Dieu vous bénisse ! ». L’équipage tente une révolte mais est renvoyé dans les batteries.

Épilogue

Vere reconnaît avoir failli. Il sait que Billy l’a sauvé et l’a béni : « J’ai aperçu une voile dans la tempête, la voile qui brille tout là-bas, et je suis satisfait. J’ai vu où elle va. Il est un lieu où elle s’ancrera à jamais. Je suis à présent un vieil homme, et mon esprit peut évoquer en paix cette époque reculée… »

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Edward Benjamin Britten


Benjamin Britten est né le jour de la Sainte-Cécile, patronne des musiciens. Ses parents habitaient Lowestoft, un port de pêche d’Est-Anglie et leur maison faisait face à la mer du Nord. À part un bref séjour aux États-Unis et ses différents voyages, il habitera toujours cette région anglaise qui inspirera nombre de ses œuvres. Son père, chirurgien-dentiste, interdit chez lui la radio et le gramophone de façon à inciter les membres de sa famille à pratiquer la musique. Sa mère, chanteuse et pianiste amateur, lui apprend à en jouer. À cinq ans, il compose sa première pièce musicale. Sa maîtresse d’école lui enseigna également le piano lorsqu’il eut huit ans. Les musiciens qui se produisaient dans la région venaient souvent habiter chez les Britten. À 15 ans, il compose Quatre chansons françaises pour soprano et orchestre sur des poèmes de Victor Hugo et de Paul Verlaine, dédiées à ses parents pour leur 27e anniversaire, premier cycle de mélodies dans une langue étrangère. Dès onze ans, il avait étudié l’alto avec Audrey Alston, future dédicataire de la Simple Symphony.

À l’âge de treize ans, Benjamin Britten est envoyé en pension à la Gresham’s School de Norfolk. En 1927, il devient l’élève de Frank Bridge pour la composition dont il avait entendu The Sea en 1924 lors du Festival de musique de Norwich, grâce à Audrey Alston. Il passe toutes ses vacances scolaires chez les Bridge. En 1929, à seize ans, il étudie, en obtenant une bourse, au Royal College of Music de Londres. Son opus n° 1, la Sinfonietta pour dix instruments, est créée à Londres et semble, malgré son évidente originalité, influencée par Arnold Schönberg — dont il a réclamé en vain l’achat de la partition du Pierrot lunaire par son Collège. Ayant obtenu sa licence en 1932, il veut se rendre à Vienne pour étudier avec Alban Berg mais la direction du Collège le déconseille à ses parents, en raison de l’influence prétendument néfaste de ce compositeur moderne. Son premier ouvrage publié, la Simple Symphony est un succès et Phantasy, op. n° 2, un quatuor pour hautbois et cordes est créé par Léon Goossens et représente en 1934 l’Angleterre au Festival de Florence organisé par la Société internationale pour la musique contemporaine2.
De 1935 à 1939, il est engagé comme compositeur et directeur musical par la Documentary Cinema Company qui dépend de la Poste britannique. En 1936, il y fait la connaissance de W. H. Auden qui écrit le scénario de Night Mail (1936), puis collabore avec lui notamment sur le cycle musical Our Hunting Fathers. Pendant un voyage d’Auden aux États-Unis, en 1936, il rencontre le ténor Peter Pears, son futur compagnon et partenaire qui aura une grande influence dans sa vie musicale et à qui il dédicacera plusieurs œuvres tout au long de sa vie. La création de ses Variations sur un thème de Frank Bridge, op. 10 en 1937 au Festival de Salzbourg marque son premier succès international et son entrée dans le monde musical. En 1938, il compose la musique de scène de L’Aigle à deux têtes de Jean Cocteau et un concerto pour piano.

Accompagné de Peter Pears, il s’exile aux États-Unis peu avant la Seconde Guerre mondiale, de 1939 à 1942. Il y compose Paul Bunyan, une opérette écrite pour les étudiants de l’université Columbia sur un scénario de W. H. Auden, mais également Les Illuminations. Il y termine le concerto pour violon (1939) et compose la Sinfonia da Requiem, le concerto Diversions, les Sept sonnets de Michel-Ange ainsi que son premier quatuor (ce dernier commandé par Elizabeth Sprague Coolidge). Serge Koussevitzky l’encourage à écrire son premier opéra qui sera Peter Grimes et qui deviendra l’opéra le plus populaire de la moitié du xxe siècle (terminé seulement en février 1945 et créé en juin de la même année par le Sadler’s Wells Opera). Après 1942, il retourne au Royaume-Uni où il bénéficie du statut d’objecteur de conscience. Au cours de la traversée en bateau, il compose A Ceremony of Carols. Roger Lalande entreprend de faire découvrir Britten en France. Le Viol de Lucrèce un opéra de chambre où débute Kathleen Ferrier est créé lors du Festival de Glyndebourne en 1946.

Il crée l’English Opera Group en 1947 avec l’objectif de la renaissance de l’opéra anglais. En 1948, il crée à Aldeburgh (Suffolk), où il réside3, un festival auquel il associe pendant les années 1960 l’English Chamber Orchestra, notamment lors de la création de plusieurs œuvres, telles Le Songe d’une nuit d’été, Owen Wingrave ou Curlew River (« La Rivière aux Courlis »). Britten y invite ses amis, Mstislav Rostropovitch et Sviatoslav Richter notamment. Il devient également ami de Dmitri Chostakovitch qui lui dédicacera sa 14e Symphonie. De nombreux enregistrements de concerts ont été édités par la BBC, avec Britten à la direction ou en soliste (au piano plus souvent).

Il est anobli par la reine en 1973 (baron) et devient Lord of Aldeburgh. Il a été décoré de l’Ordre du Mérite et de l’Ordre des compagnons d’honneur. En 1974, il reçoit le Prix Ernst von Siemens.

 


 

 

 

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