La Princesse jaune – C. Saint-Saëns


Compositeur Camille Saint-Saëns
Librettiste Louis Gallet (1835 – 1898)
Genre Opéra-comique en un acte
Création à Paris le 12 juin 1872 au théâtre national de l’Opéra-Comique.
Personnages Léna (Soprane), Kornélis (ténor )
Argument

Scène 1 : L’histoire se passe en Hollande, en hiver, dans la maison des parents de Léna. Kornélis, un cousin, vit dans cette maison depuis que les parents de Léna l’ont recueilli à la mort de sa mère.

Léna rentre un matin dans le cabinet de travail de Kornélis, qui est absent. Le cabinet est comme d’habitude en désordre, rempli de pinceaux, de faïences à demi-peintes, de livres, tous reflétant l’intérêt de Kornélis pour le Japon. Léna commence à ranger, en constatant qu’une fois de plus, Kornélis a travaillé toute la nuit.

Un poème trouvé par hasard dans un livre prouve à Léna ce qu’elle soupçonnait déjà : Kornélis est amoureux de la femme japonaise peinte sur le panneau accroché dans le cabinet. Exaspérée, Léna révèle qu’elle est secrètement amoureuse de Kornélis, et exprime sa jalousie et son dépit d’avoir pour rivale une simple image.

Scène 2 : Kornélis rentre, absorbé dans ses pensées. Léna l’interroge sur ses préoccupations, lui demande s’il est heureux. Kornélis élude, mais reconnaît son amour pour le Japon, où il rêve d’aller. Une dispute intervient lorsque Léna s’empare du petit flacon que Kornélis a rapporté ce matin, et dont il refuse de révéler le contenu. Il s’en va, hors de lui.

Scène 3 : Léna, restée seule, s’inquiète de plus en plus des excès de son cousin et se demande si elle doit renoncer à lui.

Scène 4 : Kornélis, revenu après le départ de Léna, donne libre cours à ses obsessions, et se drogue à l’opium.

Scène 5 : Léna revient, et constate l’état de Kornélis qui délire, perdu dans son rêve éveillé. Porté par ses hallucinations, le cabinet hollandais se transforme en intérieur japonais, et l’estampe représentant Ming prend vie, sous les traits de Léna. Kornélis, subjugué, lui déclare sa flamme tandis que Léna, surprise, comprend la méprise et le rejette, avant de prendre peur et de s’enfuir.

Le rêve prend fin, l’effet de la drogue se dissipant peu à peu. Kornélis s’écroule sur un fauteuil et le cabinet hollandais reprend forme.

Léna, revenant prudemment, trouve Kornélis encore rêveur. Voyant qu’il s’est drogué, elle lui reproche avec colère sa folie d’être amoureux d’une chimère, d’une femme qui n’existe que dans son imagination. Kornélis, dégrisé, réalise son aveuglement et comprend enfin les sentiments qu’il nourrit envers Léna. Celle-ci, hésitante, finit par les accepter, et lui avoue à son tour son amour.

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Camille Saint-Saëns


Compositeur français né le 9 octobre 1835 à Paris, mort le 16 octobre 1921 à Alger.

Enfant prodige extrêmement précoce, il donne son premier concert avec orchestre à onze ans et fait sensation en jouant un concerto de Mozart (dont il restera un grand interprète). Elève tout d’abord de Stamaty, il entre à 13 ans au Conservatoire, où il aura comme maître Benoist (orgue) et Halévy (composition). Nommé organiste de Saint-Merry, à Paris), il succède, à 22 ans, au célèbre Lefébure-Wély, l’organiste «officiel» du Second Empire, à la tribune enviée de la Madeleine. Sa réputation ne fait alors que croître, et il suscite l’admiration de Berlioz, aussi bien que de Liszt, qui le saluera comme le «premier organiste du monde». C’est d’ailleurs à l’initiative de ce dernier que sera créé son opéra Samson et Dalila à Weimar en 1877. Il mène alors une carrière officielle, ponctuée par les honneurs.

Musicien aux dons multiples – il fut aussi un pianiste virtuose et un remarquable improvisateur à l’orgue – esprit curieux de tout, écrivain, caricaturiste, grand voyageur, Saint-Saëns a joué un rôle exceptionnel dans le renouveau de la musique française, par son enseignement tout d’abord (il aura comme élèves, entre autres, Fauré et Messager), et plus encore par son activité en faveur de la musique nouvelle (il fut l’un des fondateurs de la Société nationale de musique (1871), destinée à faire jouer et à diffuser la musique française). A ce titre, il peut être considéré comme un jalon essentiel du renouveau conduisant à Debussy et Ravel.

Son oeuvre, très éclectique (il a abordé la plupart des grandes formes musicales), est d’un grand classicisme et d’une perfection parfois un peu formelle qui la fit longtemps taxer, assez injustement, d’académique (en France surtout) ; elle se révèle pourtant séduisante et d’une très grande qualité d’écriture.

 


 

 

 

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